Femme dans un moment de bienveillance avec elle-même après une grossesse
Publié le 15 mai 2024

Contrairement à l’idée reçue, regagner confiance en soi après une grossesse n’est pas une question de kilos perdus, mais de changer les indicateurs sur lesquels vous basez votre propre valeur.

  • Votre corps a changé pour créer la vie ; votre estime personnelle doit évoluer pour célébrer vos nouvelles forces (résilience, organisation) plutôt que de chasser un idéal passé.
  • L’environnement, qu’il soit digital (réseaux sociaux) ou réel (amis, famille), a un impact direct. Le cultiver est aussi important que de prendre soin de soi.

Recommandation : Commencez par identifier un seul « succès de maman » non-physique par jour et notez-le. C’est le premier pas pour déplacer votre attention de l’apparence vers l’accomplissement.

Ce corps que vous ne reconnaissez plus tout à fait dans le miroir. Cette fatigue qui s’est installée. La valse des hormones et le sentiment diffus que votre identité s’est diluée dans celle de « maman ». Après une grossesse ou une prise de poids significative, le chemin pour retrouver son estime de soi ressemble souvent à un parcours du combattant. Les conseils fusent : « fais du sport », « mange mieux », « sois patiente ». Des injonctions qui, bien que parfois bienveillantes, placent la responsabilité sur un corps déjà épuisé et ignorent la véritable source du mal-être : la déconnexion entre l’image que vous avez de vous-même et la réalité de votre nouvelle vie.

En Belgique, le contexte est d’autant plus intense que le séjour en maternité est l’un des plus courts d’Europe. Avec à peine 4,1 jours en moyenne pour un séjour post-partum, les jeunes mères se retrouvent vite seules face à ces bouleversements. Le temps manque pour intégrer les changements, pour se réapproprier ce corps qui a porté la vie. L’accompagnement psychologique, bien que crucial, est souvent relégué au second plan derrière les impératifs du nouveau-né.

Mais si la véritable clé n’était pas de « retrouver son corps d’avant », une quête souvent illusoire et anxiogène ? Et si la solution résidait dans une approche plus profonde, plus douce et radicalement différente ? Cet article propose un changement de paradigme. Oubliez les régimes drastiques et la course à la perfection. Nous allons explorer comment déconstruire les mécanismes qui sapent votre confiance et comment reconstruire une estime de soi solide, basée non plus sur des critères extérieurs et fluctuants, mais sur vos forces intérieures, vos accomplissements et votre personnalité unique. C’est un voyage de réconciliation avec vous-même qui commence maintenant.

Pour vous accompagner dans cette démarche de bienveillance et de reconstruction, nous aborderons huit étapes essentielles. Ce parcours vous guidera des pièges des réseaux sociaux à la redécouverte de votre style, en passant par la gestion de votre entourage et la célébration de vos victoires quotidiennes. Chaque section vous offrira des outils concrets et des perspectives adaptées à la réalité des femmes en Belgique.

Pourquoi se comparer aux réseaux sociaux détruit votre confiance en 5 minutes ?

Ouvrir Instagram, c’est comme entrer dans une galerie d’art où chaque mère est une madone au teint frais, avec un intérieur impeccable et un « body post-partum » miraculeusement tonique. En cinq minutes de « scroll », le doute s’installe. Votre réalité, faite de cernes, de jouets qui traînent et d’un corps en transition, semble soudainement anormale. Ce décalage constant entre la perfection mise en scène et le chaos authentique de la maternité est une véritable machine à éroder l’estime de soi. L’image ci-dessous illustre ce fossé symbolique.

Contraste symbolique entre image idéalisée et réalité de la maternité

Ce sentiment n’est pas seulement virtuel. Le témoignage de Caroline, une mère en Belgique, met en lumière comment ce jugement s’infiltre dans le quotidien. Elle raconte la violence des comportements sociaux durant sa grossesse, où des inconnus l’arrêtaient pour commenter sa « grosseur ». Ces remarques, même lorsqu’elles ne sont pas malveillantes, sont le reflet d’une société qui compare et juge les corps en permanence, un phénomène amplifié à l’extrême par les réseaux sociaux. Cette pression sociale constante, qu’elle soit en ligne ou dans la rue, vous pousse à internaliser une critique qui ne vous appartient pas.

L’antidote n’est pas de se déconnecter, mais de reprendre le contrôle de son « feed ». Il est crucial de faire le tri et de suivre des comptes qui montrent une maternité authentique, avec ses hauts et ses bas. Heureusement, la Belgique regorge de créatrices de contenu qui partagent leur quotidien sans filtre. En choisissant consciemment de vous exposer à des images plus réalistes, vous normalisez votre propre expérience et protégez votre santé mentale. Voici une sélection d’influenceuses belges qui prônent l’acceptation de soi :

  • Aurelie Van Daelen (@aurelievandaelen) : Une figure majeure qui partage sa vie de maman sans fard et promeut un message fort d’acceptation.
  • Gaëlle Van Rosen : Pour un lifestyle durable et une vie de famille à Bruxelles, loin des clichés.
  • Sophie Pendeville : Mère de trois enfants, son quotidien est une bouffée d’authenticité.
  • Élodie (lovetralala) : Des publications sincères qui capturent la douceur et les réalités de la maternité.
  • Mademoiselle Mick : Une harmonie visuelle au service d’une vie de famille authentique.

Choisir de suivre ces comptes, c’est poser un acte délibéré pour transformer votre fil d’actualité en un espace de soutien et d’inspiration, plutôt qu’en une source d’angoisse et de comparaison.

Comment arrêter de se critiquer devant le miroir chaque matin ?

Le miroir. Il peut être un ami ou un ennemi redoutable, surtout le matin. Après une grossesse, le reflet peut sembler étranger. La tentation est grande de se lancer dans un « scan » corporel impitoyable, focalisant sur chaque vergeture, chaque courbe nouvelle, chaque trace de fatigue. Cet automatisme de critique est un réflexe appris, mais il n’est pas une fatalité. Il est possible de transformer ce rituel matinal en un moment de bienveillance et de reconnexion.

La clé est de remplacer le jugement par l’observation, la critique par la curiosité. Une technique puissante est le scan corporel bienveillant. Au lieu de chercher les « défauts », prenez quelques instants, les yeux fermés si nécessaire, pour ressentir votre corps. Remerciez vos jambes de vous porter, votre ventre d’avoir abrité la vie, vos bras de pouvoir serrer votre bébé. C’est un exercice actif pour déplacer l’attention de l’apparence (ce que vous voyez) à la fonction (ce que votre corps vous permet de faire).

Femme pratiquant l'exercice du scan corporel bienveillant dans sa chambre

Lorsque la critique interne est trop forte, il est essentiel de savoir que des aides professionnelles existent et sont accessibles. En Belgique, le parcours vers l’acceptation corporelle est soutenu par plusieurs dispositifs concrets. Il ne faut pas hésiter à se tourner vers des professionnels formés pour vous accompagner dans ce processus de réconciliation. Leur rôle est de vous donner les outils pour changer votre regard sur vous-même.

Voici quelques pistes thérapeutiques disponibles en Belgique pour travailler sur l’acceptation corporelle :

  • Consultation psychologique : De nombreuses mutuelles belges, comme Partenamut ou Solidaris, remboursent une partie des séances, notamment pour des problématiques comme la dysmorphie post-grossesse.
  • Kinésithérapie post-partum : Au-delà de la rééducation du périnée, ces séances sont une occasion en or pour se reconnecter en douceur avec les sensations de son corps, guidée par un professionnel.
  • Thérapie de l’image corporelle : Des thérapeutes spécialisés utilisent des techniques comme le « regard extérieur » pour vous aider à vous voir avec plus d’objectivité et de compassion.
  • Groupes de parole : L’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) organise des rencontres dans de nombreuses villes wallonnes, offrant un espace sécurisant pour partager son vécu avec d’autres mères.

S’engager dans l’une de ces démarches n’est pas un aveu de faiblesse, mais une formidable preuve de force. C’est décider activement de prendre soin de votre santé mentale avec le même sérieux que votre santé physique.

Intelligence ou beauté : sur quoi baser votre valeur personnelle ?

Dans notre société, la beauté est souvent perçue comme une monnaie d’échange sociale. Elle procure une validation rapide, des compliments, de l’attention. Après une grossesse, lorsque les standards de cette « beauté » semblent s’éloigner, il est facile de se sentir dévalorisée, comme si l’on avait perdu une part de sa valeur. C’est l’erreur fondamentale que nous commettons : lier notre estime de nous-mêmes à des indicateurs externes et volatiles comme le poids sur la balance, la taille des vêtements ou la comparaison aux standards des médias.

La véritable révolution consiste à opérer un changement radical de paradigme : déplacer la source de votre valeur de l’apparence physique vers vos accomplissements internes et durables. Votre intelligence, votre résilience, votre sens de l’humour, votre capacité à gérer le chaos, votre créativité… Ce sont là les véritables piliers d’une estime de soi inébranlable, car ils ne dépendent pas du regard des autres. Le congé de maternité et le congé parental, obligatoires en Belgique, sont une occasion inestimable de cultiver ces forces. Loin d’être une simple « pause », cette période est un terrain d’apprentissage intensif. Une étude de cas sur le congé parental belge le présente comme une opportunité de développement, où les nouvelles mères acquièrent des compétences transversales précieuses : gestion de projet, organisation, empathie, résilience face à l’imprévu.

Pour prendre conscience de ce changement, il est utile de visualiser la différence entre ces deux systèmes de valeur. Le tableau suivant met en contraste les indicateurs fragiles basés sur l’apparence avec les indicateurs solides basés sur les accomplissements.

Indicateurs de valeur personnelle : Apparence vs Accomplissements
Indicateurs basés sur l’apparence Indicateurs basés sur les accomplissements Impact sur l’estime de soi
Kilos sur la balance Livres lus par mois Variable vs Durable
Taille de vêtements Projets personnels réalisés Externe vs Interne
Comparaison aux standards médias Moments de qualité avec famille Destructeur vs Constructif
Validation des autres sur le physique Compétences professionnelles acquises Dépendant vs Autonome

Changer consciemment vos indicateurs de valeur est l’acte le plus puissant que vous puissiez poser pour votre bien-être. C’est décider que votre valeur ne se pèse pas en kilos, mais en moments de joie, en compétences acquises et en amour partagé.

L’erreur de fréquenter des « amis » qui critiquent subtilement votre physique

L’entourage est un miroir puissant. Il peut refléter de la bienveillance, du soutien et de l’amour, ou au contraire, renvoyer une image déformée et critique de vous-même. L’une des erreurs les plus insidieuses qui sapent l’estime de soi est de continuer à fréquenter des personnes qui, sous couvert d’humour ou de « franchise », distillent des critiques subtiles sur votre apparence. « Tu as l’air fatiguée », « Tu n’as pas encore perdu tes kilos de grossesse ? », « C’était mieux avant »… Ces « petites phrases » sont des poisons lents.

Il est crucial de développer ce que l’on pourrait appeler une « hygiène relationnelle« . Tout comme vous nettoyez votre maison, il est vital de « nettoyer » votre cercle social des influences toxiques. Cela ne signifie pas de couper les ponts avec tout le monde, mais d’identifier les relations qui vous drainent et celles qui vous nourrissent. Un ami véritable s’intéresse à votre bien-être, pas à votre tour de taille. Il vous demande « comment tu vas ? » et écoute la réponse, plutôt que de commenter votre physique.

L’impact de ces remarques est loin d’être anodin. Dans son témoignage percutant, Caroline, une jeune mère belge, décrit parfaitement ce phénomène des « compliments empoisonnés » et des jugements constants. C’est une expérience que de nombreuses femmes partagent.

Des passants m’arrêtaient pour me demander pour quand était l’accouchement. Comme j’avais beaucoup de ventre très tôt, on me dévisageait d’un air réprobateur en m’expliquant que ce n’était pas normal d’être si grosse. Un homme dans le train m’a demandé combien il y avait de bébés à l’intérieur… Ces petites phrases, ces regards qui en disent long, pendant neuf mois, étiolent l’estime de soi.

– Caroline, La Bâtarde Podcast

Face à cette toxicité, la solution est de s’entourer activement de bienveillance. Recherchez des espaces et des personnes qui vous acceptent telle que vous êtes. Heureusement, la Belgique offre de nombreuses opportunités pour rencontrer d’autres mères qui vivent les mêmes réalités que vous, créant ainsi un véritable réseau de soutien.

  • Groupes de soutien post-partum de l’ONE : Présents dans toutes les provinces, ils offrent un cadre structuré et sécurisant.
  • Cafés-poussettes à Bruxelles : Des rencontres informelles sont souvent organisées, par exemple au Parc du Cinquantenaire, pour échanger en plein air.
  • Activités mamans-bébés à Namur : Le yoga postnatal au Centre Wellness est une excellente occasion de lier soin du corps et lien social.
  • Ateliers à Charleroi : Le groupe de parole « Nouvelles mamans » au Centre Périnatal permet de partager les défis du quotidien.
  • Cercles de femmes à Liège : Les rencontres mensuelles à la Maison de la Famille créent une sororité forte et bienveillante.

En vous dirigeant vers ces lieux, vous ne fuyez pas les critiques, vous choisissez activement de vous nourrir d’échanges positifs et constructifs. C’est un pas essentiel pour reconstruire une image de soi saine et solide.

Quand noter vos succès quotidiens pour renforcer votre confiance ?

Le meilleur moment pour noter vos succès quotidiens, c’est chaque soir, juste avant de dormir. Pourquoi ? Parce que le cerveau a une tendance naturelle au « biais de négativité » : il retient plus facilement les échecs, les frustrations et les moments difficiles de la journée. Le « carnet des victoires » est un outil simple mais extraordinairement puissant pour contrer ce biais et reprogrammer activement votre cerveau à voir le positif. Il s’agit d’un acte de réappropriation narrative : vous choisissez de raconter l’histoire de votre journée non pas sous l’angle de ce qui a manqué, mais de ce que vous avez accompli.

L’idée n’est pas de noter des exploits héroïques. Au contraire, la force de cet exercice réside dans la célébration des « petites » victoires, celles qui constituent le véritable tissu de la vie d’une jeune maman. Avoir pris une douche de plus de 5 minutes, avoir réussi à manger un repas chaud, avoir gardé patience face à une crise de bébé, avoir plié une machine de linge… Ce sont des succès majeurs qui méritent d’être reconnus. Cette pratique a un effet scientifiquement prouvé, une étude longitudinale menée sur 19 nouvelles mères a montré que le suivi positif de leurs expériences améliorait significativement leur estime d’elles-mêmes et leur lien avec leur enfant.

Pour mettre en place cette habitude transformatrice, voici une méthode pratique :

  • Choisir un carnet dédié : Prenez un joli carnet qui vous donne envie d’écrire. L’acte physique d’écrire est plus puissant que de le faire sur un téléphone.
  • Noter 3 victoires chaque soir : Soyez précise. Au lieu de « j’ai bien géré », écrivez « j’ai réussi à calmer le bébé en 10 minutes en lui chantant une chanson ».
  • Inclure les réussites non-physiques : C’est crucial. Notez un moment de rire, une conversation intéressante, un problème résolu.
  • Relire chaque semaine : Le dimanche soir, prenez 5 minutes pour relire votre semaine. Vous serez surprise de voir tout ce que vous avez accompli.
  • Varier les supports : Si le carnet ne vous convient pas, un « pot de succès » où vous déposez des petits papiers, ou des applications comme Daylio ou Journey, peuvent aussi fonctionner.

En quelques semaines, vous remarquerez un changement subtil mais profond. Votre dialogue intérieur commencera à s’adoucir. Vous vous endormirez avec un sentiment de compétence et de gratitude, plutôt qu’avec la liste de tout ce que vous n’avez « pas eu le temps de faire ».

Pourquoi certaines couleurs vous donnent mauvaise mine instantanément ?

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience : vous enfilez un pull que vous adorez, mais en vous regardant dans le miroir, quelque chose cloche. Votre teint paraît terne, vos cernes plus marqués, vous avez « mauvaise mine ». À l’inverse, un autre vêtement, parfois d’une couleur que vous n’auriez pas choisie spontanément, illumine votre visage. Ce n’est pas de la magie, c’est de la science des couleurs, ou plus précisément, de la colorimétrie. Le principe est simple : chaque peau a une « température » (chaude ou froide) et une « saturation » (claire ou profonde). Les couleurs que vous portez près de votre visage interagissent avec les pigments de votre peau. Si la couleur est en harmonie avec votre carnation, elle l’illumine par reflet. Si elle est en disharmonie, elle peut faire ressortir les rougeurs, le jaune du teint ou l’ombre des cernes.

Après une grossesse, quand la fatigue est souvent visible sur le visage, choisir les bonnes couleurs est un « hack » beauté d’une efficacité redoutable. C’est un moyen simple et instantané de se sentir mieux dans sa peau, sans maquillage ni effort. Connaître sa palette de couleurs personnelles permet de faire des choix vestimentaires plus judicieux, d’éviter les achats impulsifs et de construire une garde-robe dans laquelle tout vous va. Cela redonne un sentiment de contrôle et d’expertise sur sa propre image, ce qui est un formidable booster de confiance.

Faire un test de colorimétrie professionnel est un véritable investissement en soi. C’est un cadeau que l’on se fait pour mieux se comprendre et se mettre en valeur. En Belgique, de nombreuses conseillères en image proposent ce service, avec des formules adaptées à tous les budgets, que ce soit en consultation individuelle pour une analyse approfondie ou en atelier de groupe pour une approche plus ludique.

Voici un aperçu des services de conseil en image et de colorimétrie disponibles dans les principales villes de Belgique :

Services de colorimétrie professionnelle en Belgique
Ville Type de service Fourchette de prix
Bruxelles Conseil en image complet 150-300€
Liège Test colorimétrie seul 80-150€
Anvers Atelier groupe colorimétrie 50-80€/personne
Namur Consultation individuelle 100-200€
Charleroi Formation colorimétrie DIY 60-100€

Investir dans la connaissance de vos couleurs, c’est vous offrir un outil puissant et durable pour vous sentir belle et rayonnante, quel que soit votre niveau de fatigue ou les changements de votre corps.

Quand faire une séance photo pour accepter ses nouvelles courbes ?

L’idée d’une séance photo après une grossesse peut sembler intimidante, voire contre-intuitive. « Je ne suis pas prête », « J’attends de perdre du poids »… Pourtant, une séance photo bienveillante, réalisée au bon moment, peut être un puissant rituel de réappropriation de son corps. Il ne s’agit pas de poser pour un magazine, mais de se voir à travers un regard extérieur bienveillant, de célébrer ce corps qui a accompli l’extraordinaire et de créer de nouveaux souvenirs positifs avec lui. Le « bon moment » n’est pas quand votre corps sera redevenu « comme avant », mais quand vous serez prête à commencer à l’aimer « comme maintenant ».

Les professionnels du post-partum, comme l’ostéopathe Sarah Ayache, conseillent d’attendre un peu. Il est recommandé de laisser passer 6 à 8 semaines après l’accouchement. Ce délai permet au corps de commencer à se rééquilibrer hormonalement et physiquement, et à l’esprit de commencer à intégrer le choc de la naissance. Organiser ce shooting trop tôt peut être contre-productif. L’objectif est de célébrer le corps post-partum, pas de le juger à un moment où il est encore en pleine phase de récupération.

De plus en plus de photographes en Belgique se spécialisent dans ces portraits authentiques, créant un espace sécurisant où la retouche est bannie et où la vulnérabilité est célébrée. Le choix du photographe est donc crucial : son portfolio doit refléter une approche naturelle et son contact doit vous mettre immédiatement en confiance. Cette séance est un acte thérapeutique, un jalon dans votre parcours d’acceptation.

Votre feuille de route pour une séance photo post-partum réussie en Belgique

  1. Points de contact : Cherchez des photographes spécialisés dans le « post-partum » ou le « body positive » via Instagram, ou contactez les écoles d’art belges (La Cambre, Saint-Luc) pour des projets étudiants à tarifs plus accessibles.
  2. Collecte : Préparez un entretien préalable avec le photographe pour discuter de vos attentes, de vos limites et pour vous assurer que le courant passe. C’est une étape non négociable.
  3. Cohérence : Préparez 2 ou 3 tenues confortables (lingerie en coton, grand pull en maille, jean souple) dans lesquelles vous vous sentez vraiment « vous », pas une version idéalisée.
  4. Mémorabilité/émotion : Créez une playlist avec vos morceaux préférés pour vous détendre pendant la séance et choisissez un lieu qui a du sens pour vous (votre chambre, un parc que vous aimez).
  5. Plan d’intégration : Budgétisez la séance. Comptez entre 200€ et 400€ pour un professionnel en Belgique, et entre 50€ et 100€ pour un projet étudiant.

Cette expérience, loin d’être narcissique, est un acte d’amour-propre. Les images qui en résulteront seront un rappel tangible de votre force et de la beauté de votre corps, ici et maintenant.

À retenir

  • La confiance en soi post-partum se reconstruit en changeant les indicateurs de sa propre valeur, passant de l’apparence physique à la reconnaissance de ses accomplissements et de sa résilience.
  • Votre environnement est crucial : cultivez un entourage bienveillant, que ce soit en ligne en suivant des comptes authentiques ou dans la vie réelle via des groupes de soutien belges.
  • Les rituels de réappropriation comme le « carnet des victoires » ou une séance photo bienveillante sont des outils concrets et puissants pour changer le regard que vous portez sur vous-même.

Comment trouver le style vestimentaire qui reflète vraiment votre personnalité ?

Après avoir travaillé sur le regard intérieur, l’étape finale de ce parcours de réconciliation est d’aligner votre apparence extérieure avec votre nouvelle identité. S’habiller après une grossesse n’est pas seulement une question de « cacher » ou de « flatter » un corps en transition. C’est une opportunité de redéfinir votre style, de vous amuser avec la mode et d’exprimer qui vous êtes devenue : une femme et une mère, avec toutes les facettes que cela comporte. Le vêtement n’est plus une armure, mais un mode d’expression.

La clé est de privilégier le confort et les matières qui sont douces pour votre peau et pour vos éventuelles cicatrices (notamment en cas de césarienne). Le jersey de coton, la viscose de bambou ou le tencel sont d’excellents choix. Cherchez des coupes qui accompagnent vos nouvelles formes sans les contraindre : les pantalons taille haute, les robes portefeuille, les blouses fluides. L’objectif n’est pas de vous cacher, mais de trouver des vêtements dans lesquels vous pouvez bouger, respirer et vous sentir puissante et à l’aise.

Faire du shopping peut être décourageant si l’on ne sait pas où chercher. Heureusement, de nombreuses enseignes et marques belges ont compris les besoins des nouvelles mamans et proposent des collections adaptées, inclusives et accessibles. Il est aussi possible de tester de nouveaux styles sans engagement financier grâce à des services de location de vêtements qui se développent en Belgique.

  • JBC : Cette enseigne belge propose des coupes bien pensées, comme les jeans taille haute, et des matières extensibles dans une large gamme de tailles (34 à 52).
  • C&A : Leurs sections maternité et post-partum offrent un excellent rapport qualité-prix (15-40€ par pièce) pour renouveler sa garde-robe sans se ruiner.
  • e5 mode et Bel&Bo : Ces marques belges sont réputées pour leurs tissus confortables, leurs coupes flatteuses et leur engagement pour des tailles plus inclusives.
  • Location de vêtements : Des services comme Dressr.be ou Coucou.club permettent de louer des pièces de créateurs ou de marques tendance pour 30 à 60€ par mois, idéal pour expérimenter.

En choisissant des vêtements qui vous plaisent et qui respectent votre corps, vous envoyez un message fort à vous-même : « Je mérite le confort, je mérite de me sentir belle, je mérite de prendre de la place ». Pour mettre en pratique tous ces conseils et commencer dès aujourd’hui votre parcours de réconciliation, l’étape suivante consiste à explorer concrètement l’une des ressources belges que nous avons partagées.

Rédigé par Sarah Dubois, Psychologue clinicienne et sexologue certifiée, spécialisée dans les dynamiques de couple, la charge mentale et le développement personnel. 12 ans de pratique en cabinet privé.