
En Belgique, l’ennemi n°1 de votre peau n’est pas l’âge, mais l’eau calcaire du robinet qui sabote activement l’efficacité de vos soins.
- L’eau dure perturbe le pH naturel de la peau, la rendant vulnérable, sèche et accélérant l’apparition des rides.
- Une simple hydratation ne suffit pas ; il faut d’abord neutraliser les effets du calcaire pour permettre à vos produits de fonctionner.
Recommandation : Passez d’une logique d’hydratation passive à une stratégie de protection active en intégrant des gestes correcteurs à chaque étape de votre routine pour préserver votre barrière cutanée.
Ce sentiment de peau qui tiraille, presque cartonnée, juste après la douche… vous le connaissez trop bien. En tant que femme de 35 ans en Belgique, vous avez probablement déjà une routine de soin bien établie. Vous investissez dans de bons produits, vous vous démaquillez religieusement et vous commencez à intégrer des actifs anti-âge pour contrer les premières ridules. Pourtant, cette sensation de sécheresse persiste, comme si vos efforts étaient vains. On vous a conseillé de « bien hydrater » ou de « boire plus d’eau », mais le problème de fond demeure, particulièrement exacerbé par l’humidité et le froid de notre climat.
Et si le coupable n’était pas votre type de peau, mais un adversaire invisible que vous rencontrez tous les jours : l’eau de votre robinet ? La véritable clé pour une peau souple et jeune ne réside pas seulement dans l’ajout de couches d’hydratation, mais dans la neutralisation active de l’agression calcaire. C’est une perspective qui change tout. Il ne s’agit plus de compenser un dessèchement, mais de prévenir sa cause première. Le calcaire ne fait pas que laisser des traces blanches sur votre robinetterie ; il crée un film occlusif sur votre épiderme, perturbe son pH protecteur et empêche vos précieux sérums et crèmes de pénétrer correctement.
Cet article n’est pas une simple liste de conseils. C’est un diagnostic de peau complet, pensé par une facialiste pour vous redonner le contrôle. Nous allons décortiquer ensemble pourquoi votre peau réagit ainsi, comment déjouer les pièges de notre eau belge, et construire pas à pas une routine intelligente où chaque produit retrouve son efficacité maximale pour une peau visiblement plus saine, confortable et résiliente.
Sommaire : Votre stratégie anti-calcaire pour une peau éclatante en Belgique
- Pourquoi votre peau grasse peut aussi être déshydratée et comment la traiter ?
- Sérum, huile, crème : dans quel ordre les mettre pour une efficacité maximale ?
- Rétinol ou Vitamine C : quel actif privilégier selon votre type de peau ?
- L’erreur de se laver le visage à l’eau du robinet sans neutraliser le calcaire
- Quand passer d’une texture gel à une texture crème à l’approche de l’hiver ?
- Pommeau filtrant ou adoucisseur : quel investissement pour sauver vos cheveux ?
- ALA, EPA, DHA : pourquoi les graines de lin ne remplacent pas le poisson gras ?
- Quelle crème dermatologique choisir pour soigner l’eczéma ou la rosacée sans cortisone ?
Pourquoi votre peau grasse peut aussi être déshydratée et comment la traiter ?
C’est un paradoxe que je rencontre très souvent en cabine : une peau qui brille en surface mais tiraille en profondeur. Vous pensez avoir une peau grasse, alors vous utilisez des produits matifiants, voire un peu décapants, pour contrôler l’excès de sébum. Erreur ! Vous ne faites qu’aggraver la situation, surtout en Belgique. Votre peau n’est pas « grasse », elle est très probablement déshydratée en état de réaction. Agressée par l’eau calcaire, la barrière cutanée s’affaiblit. Pour se défendre, elle produit encore plus de sébum, créant ce cercle vicieux de brillance et d’inconfort.
Le calcaire agit comme un véritable saboteur. En se déposant sur votre peau, il perturbe son film hydrolipidique et son pH naturel. Résultat, votre peau devient poreuse et perd son eau. Pire encore, des analyses montrent que le calcaire peut bloquer jusqu’à 30% de l’efficacité de vos soins. Votre sérum à l’acide hyaluronique, si cher et si prometteur, ne peut tout simplement pas faire son travail. L’eau calcaire provoque des tiraillements et des rougeurs en affaiblissant la barrière épidermique, ce qui augmente le pH de surface et réduit le facteur naturel d’hydratation (NMF).
Le traitement ne consiste donc pas à assécher, mais à ré-éduquer et à protéger. Il faut apporter de l’eau à votre peau avec des textures légères et non comédogènes (gels, fluides, sérums aqueux) et, surtout, « sceller » cette hydratation avec un soin qui restaure la barrière cutanée sans l’étouffer. Il faut également impérativement neutraliser le calcaire après chaque nettoyage pour stopper l’agression à la source. Une peau qui retrouve son équilibre n’a plus besoin de surproduire du sébum pour se défendre.
Cette distinction est fondamentale : on ne traite pas le symptôme (la brillance) mais la cause (la déshydratation induite par l’agression calcaire). C’est seulement ainsi que vous retrouverez une peau à la fois mate et confortable.
Sérum, huile, crème : dans quel ordre les mettre pour une efficacité maximale ?
L’art du « layering », ou la superposition des soins, est essentiel pour une routine efficace. Mais cette technique devient absolument cruciale lorsque l’on doit composer avec un environnement qui fragilise la peau, comme le climat et l’eau calcaire belges. Le principe est simple : on applique les produits du plus liquide au plus épais. Cela permet à chaque couche de pénétrer correctement sans être bloquée par une texture plus riche appliquée trop tôt. Une texture aqueuse comme un sérum ne pourra jamais traverser une barrière huileuse ou une crème épaisse.
L’ordre canonique est donc le suivant :
- Nettoyant et Tonique : L’étape non-négociable pour nettoyer et surtout neutraliser le pH après le contact avec l’eau calcaire.
- Sérum(s) : Concentrés en actifs, leur texture fine et aqueuse leur permet de pénétrer au plus profond de l’épiderme pour traiter une problématique ciblée (hydratation, taches, rides).
- Crème hydratante : Plus épaisse, elle apporte confort et hydratation aux couches supérieures de la peau, et surtout, elle vient « sceller » le sérum pour l’empêcher de s’évaporer.
- Huile (optionnelle) : C’est la dernière étape (le soir, ou avant la crème solaire le matin). L’huile est un corps gras qui crée un film protecteur final, empêchant la perte en eau et protégeant la peau des agressions extérieures.

Cependant, une bonne routine n’est pas figée. Elle doit s’adapter aux besoins changeants de votre peau, qui varient énormément avec les saisons en Belgique. Une routine d’été, légère et fraîche, serait totalement insuffisante face au froid sec de l’hiver et à l’air asséché par le chauffage central. Le tableau suivant vous guide pour ajuster votre layering en fonction de notre climat spécifique.
| Saison | Caractéristiques climatiques | Ordre d’application recommandé |
|---|---|---|
| Hiver (déc-fév) | Froid sec, chauffage intérieur | 1. Eau thermale 2. Sérum hydratant 3. Crème riche 4. Huile protectrice |
| Printemps (mar-mai) | Humidité variable, vent | 1. Lotion tonique 2. Sérum 3. Gel-crème 4. SPF |
| Été (juin-août) | Chaleur humide | 1. Brume fraîche 2. Sérum léger 3. Gel hydratant 4. Protection solaire |
| Automne (sep-nov) | Transition, pluie fréquente | 1. Tonique équilibrant 2. Sérum 3. Crème intermédiaire 4. Huile légère (soir) |
En respectant cet ordre, vous ne gaspillez plus vos produits et vous offrez à votre peau une synergie d’actifs qui se renforcent mutuellement, au lieu de se bloquer les uns les autres.
Rétinol ou Vitamine C : quel actif privilégier selon votre type de peau ?
Le Rétinol et la Vitamine C sont deux des actifs anti-âge les plus puissants et scientifiquement prouvés. Pourtant, ils ne sont pas interchangeables et répondent à des besoins différents. Choisir le bon, ou savoir comment les combiner, est la clé pour une action ciblée et efficace, surtout lorsque la peau est déjà sensibilisée par des facteurs externes comme le calcaire.
La Vitamine C : le bouclier protecteur du matin. C’est un puissant antioxydant. Son rôle principal est de protéger la peau des agressions extérieures responsables du vieillissement prématuré : pollution, rayons UV, stress oxydatif… Elle neutralise les radicaux libres avant qu’ils n’endommagent vos cellules. De plus, elle est réputée pour booster l’éclat du teint et unifier la peau en atténuant les taches pigmentaires. Pour une femme de 35 ans vivant en milieu urbain et cherchant à prévenir les premiers signes de l’âge tout en gardant un teint lumineux, la Vitamine C appliquée le matin est un indispensable.
Le Rétinol : le rénovateur cellulaire de la nuit. Le rétinol, un dérivé de la Vitamine A, est le roi de la régénération. Il agit en accélérant le renouvellement cellulaire. Concrètement, il stimule la production de collagène et d’élastine, ce qui permet de réduire visiblement les rides et ridules déjà installées, d’améliorer la fermeté de la peau et d’affiner le grain de peau. C’est un actif transformateur, mais il peut être irritant au début et rend la peau plus sensible au soleil. C’est pourquoi on l’utilise exclusivement le soir, et on applique une protection solaire SPF 50+ chaque matin, sans exception.
Alors, lequel choisir ? Idéalement, les deux ! Ils sont parfaitement complémentaires. La stratégie la plus efficace est d’utiliser la Vitamine C le matin pour la protection et l’éclat, et le Rétinol le soir pour la correction et la régénération. Si vous devez n’en choisir qu’un pour commencer : si votre priorité est la prévention, l’éclat et la protection contre la pollution, optez pour la Vitamine C. Si votre objectif principal est de corriger des rides déjà présentes et d’améliorer la texture de votre peau, le Rétinol sera votre meilleur allié.
Attention cependant, avec l’eau calcaire belge qui sensibilise la peau, il est crucial de commencer avec des concentrations faibles (0.1% à 0.3% pour le rétinol, 10% pour la Vitamine C) et d’espacer les applications au début pour laisser votre peau s’habituer.
L’erreur de se laver le visage à l’eau du robinet sans neutraliser le calcaire
C’est le geste le plus anodin de votre journée, et pourtant, c’est peut-être le plus dommageable pour votre peau. Se rincer le visage à l’eau du robinet en Belgique, c’est l’exposer quotidiennement à une agression chimique. Le problème n’est pas l’eau en soi, mais sa dureté. Le calcaire est composé de sels de calcium et de magnésium qui, au contact de la peau, provoquent deux réactions dévastatrices. Premièrement, ils se lient aux corps gras (votre sébum, les agents de votre nettoyant) pour former un dépôt invisible qui obstrue les pores et ternit le teint. Deuxièmement, ils augmentent drastiquement le pH de votre peau, le faisant passer de son niveau acide protecteur (environ 5.5) à un niveau alcalin (souvent au-dessus de 8).
Une peau au pH alcalin est une porte ouverte aux problèmes. Sa barrière de protection est compromise, elle se déshydrate massivement, et devient un terrain propice aux inflammations, rougeurs et imperfections. En Wallonie, par exemple, les analyses montrent que l’eau présente une dureté de 30 à 35 °fH en moyenne, ce qui est considéré comme très dur. Chaque douche, chaque nettoyage est donc une mini-agression.

L’antidote n’est pas de ne plus se laver, mais d’intégrer une étape de neutralisation systématique. Le geste qui sauve votre peau est l’application, sur peau sèche après le rinçage, d’une lotion tonique au pH acide ou d’une brume d’eau thermale (pauvre en minéraux). Ce geste simple force la peau à redescendre immédiatement à son pH physiologique. Le tonique n’est plus une option pour « parfaire le démaquillage » ; il est l’outil indispensable pour annuler les méfaits de l’eau calcaire et préparer la peau à recevoir les soins.
Il existe plusieurs solutions pour contrer cet effet au quotidien, avec des budgets variés :
- La lotion tonique : La plus pratique et efficace au quotidien. Choisissez-en une sans alcool, avec un pH acide.
- L’eau thermale en spray : Une excellente option pour apaiser et neutraliser en douceur, particulièrement pour les peaux les plus sensibles.
- L’eau en bouteille : Utiliser une eau très peu minéralisée comme la Spa Reine pour le rinçage final du visage est une solution radicale mais très efficace, bien que contraignante.
Considérer le tonique non comme un soin mais comme un « correcteur de l’eau » est le changement de mentalité qui fera toute la différence sur le confort et la jeunesse de votre peau à long terme.
Quand passer d’une texture gel à une texture crème à l’approche de l’hiver ?
L’été, votre peau apprécie les textures légères, les gels frais et les fluides qui hydratent sans laisser de film gras. Mais dès que l’automne s’installe, vous sentez que quelque chose change. Votre gel-crème habituel ne semble plus suffisant, et les tiraillements post-douche réapparaissent. C’est le signal clair qu’il est temps d’adapter votre routine et de passer à des textures plus riches et protectrices. Le changement ne doit pas être brutal, mais progressif, en écoutant les signaux que votre peau vous envoie.
Le principal facteur de ce besoin de changement est la double agression du climat belge en hiver : le froid sec à l’extérieur et l’air surchauffé et sec à l’intérieur. Le froid contracte les vaisseaux sanguins, ralentissant la production de sébum, notre protection naturelle. Simultanément, le chauffage central fait chuter le taux d’humidité ambiant, ce qui provoque une déshydratation accélérée par évaporation (la « perte insensible en eau »). Votre peau est donc moins bien protégée et plus sollicitée. Une texture gel, composée majoritairement d’eau, va s’évaporer trop vite et ne fournira pas la barrière lipidique nécessaire pour la protéger.
Une texture crème, plus riche en lipides (beurres, huiles végétales), va non seulement apporter de la nutrition mais surtout créer un film protecteur plus robuste qui va isoler la peau du froid et limiter l’évaporation de son hydratation. C’est un véritable « manteau » pour votre visage. L’eau chaude de la douche, particulièrement tentante en hiver, est un faux ami. Comme le souligne un dermatologue pour Santé sur le Net :
L’eau trop chaude augmente fortement, par cristallisation, le dépôt de calcaire à la surface de la peau.
– Dermatologue, Santé sur le Net
Pour ne pas vous faire surprendre, voici les indicateurs précis qui doivent vous alerter qu’il est temps d’opérer la transition.
Votre plan d’action : Adapter votre routine à l’hiver
- Observez l’environnement : Notez le moment où vous rallumez le chauffage central et où la température extérieure descend durablement sous les 10-12°C.
- Écoutez votre peau : Repérez l’apparition de tiraillements ou de petites zones de sécheresse après la douche, malgré votre routine habituelle.
- Adaptez vos gestes : Réduisez immédiatement la température de l’eau de la douche (37°C max), car l’eau chaude dissout le film hydrolipidique protecteur.
- Faites une transition douce : Avant de changer complètement de pot, commencez par enrichir votre gel-crème du soir avec quelques gouttes d’une huile végétale nourrissante (jojoba, avocat).
- Validez le changement : Passez à une texture crème plus riche. Si le confort est immédiat et dure toute la journée, la transition est réussie.
En anticipant ce changement, vous évitez à votre peau une période d’inconfort et de fragilité, la maintenant souple et protégée tout au long de la saison froide.
Pommeau filtrant ou adoucisseur : quel investissement pour sauver vos cheveux ?
Si la neutralisation du calcaire sur le visage peut se gérer avec des cosmétiques, la question se pose pour le reste du corps et surtout pour les cheveux, qui deviennent ternes, rêches et difficiles à coiffer. Face à l’eau dure belge, deux solutions matérielles s’offrent à vous : le pommeau de douche filtrant et l’adoucisseur d’eau. Le choix dépend de votre budget, de votre situation (locataire ou propriétaire) et de l’ampleur du problème que vous souhaitez résoudre.
Le pommeau de douche filtrant est la solution la plus simple et la plus abordable. Il se visse directement sur votre flexible de douche et contient des cartouches (souvent à base de charbon actif ou de KDF) qui neutralisent une partie du calcaire et du chlore. C’est une excellente porte d’entrée pour voir la différence sur votre peau et vos cheveux. L’effet est immédiat : la peau tiraille moins, les cheveux sont plus doux. C’est une solution localisée, peu coûteuse et parfaite pour les locataires.
L’adoucisseur d’eau est un investissement bien plus conséquent, mais c’est la solution définitive et globale. Installé à l’arrivée d’eau de votre habitation, il traite l’eau de toute la maison. Fini le calcaire dans la douche, mais aussi dans votre machine à laver, votre bouilloire ou votre machine à café. L’impact est systémique. En plus du confort pour la peau et les cheveux, il protège vos appareils électroménagers et vous permet de réduire votre consommation de détergents et de produits de soin. Pour un propriétaire en Belgique, c’est un investissement rentable à long terme, d’autant que son installation par un professionnel dans un logement de plus de 10 ans bénéficie d’un taux de TVA réduit à 6%.
Pour y voir plus clair, voici une comparaison directe des deux solutions, en tenant compte des spécificités du marché belge.
| Critère | Pommeau filtrant | Adoucisseur d’eau |
|---|---|---|
| Coût d’achat | 30-150€ | 700-3000€ |
| Installation | 5 minutes, sans professionnel | 200-500€ par professionnel |
| Maintenance annuelle | Cartouches: 40-80€/an | Sel: 50-150€/an + entretien: 80-250€ |
| Efficacité peau/cheveux | Localisée (douche uniquement) | Totale (toute la maison) |
| Protection appareils | Aucune | Prolonge durée de vie de 30-50% |
| TVA en Belgique | 21% | 6% si logement >10 ans + pro |
| Économies annuelles | 20-50€ (produits douche) | Jusqu’à 650€/an |
Le pommeau est un excellent test pour prendre conscience des bienfaits de l’eau adoucie, tandis que l’adoucisseur est un véritable choix de vie pour un confort et une protection à long terme de votre peau, de vos cheveux et de votre maison.
ALA, EPA, DHA : pourquoi les graines de lin ne remplacent pas le poisson gras ?
Pour avoir une peau souple, hydratée de l’intérieur et capable de résister aux agressions, l’alimentation joue un rôle aussi important que les crèmes que vous appliquez. Au cœur de cette stratégie « in », on trouve les fameux oméga-3. Cependant, une confusion règne : beaucoup pensent que les sources végétales (graines de lin, de chia, noix) sont équivalentes aux sources marines (poissons gras). En tant qu’experte de la peau, je dois clarifier ce point : c’est métaboliquement faux, et cette nuance est capitale pour la santé de votre barrière cutanée.
Il existe trois types principaux d’oméga-3 :
- L’ALA (acide alpha-linolénique), que l’on trouve dans les végétaux.
- L’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), que l’on trouve quasi exclusivement dans les poissons gras et les micro-algues.
L’ALA est un précurseur. Votre corps doit le convertir en EPA et DHA pour pouvoir les utiliser, notamment pour construire les membranes de vos cellules cutanées et produire des molécules anti-inflammatoires. Le problème est que ce processus de conversion est extrêmement inefficace.
Étude de cas : La conversion limitée de l’ALA en EPA/DHA
Les recherches sur le métabolisme des acides gras montrent que le taux de conversion de l’ALA végétal en formes actives est très faible. Chez l’humain, on estime qu’environ 5 à 10% de l’ALA est converti en EPA, et moins de 1% est converti en DHA. Cette inefficacité métabolique rend les sources végétales seules souvent insuffisantes pour maintenir une barrière cutanée optimale, particulièrement lorsque celle-ci est mise à rude épreuve par des facteurs comme le climat belge et l’eau calcaire. Pour la peau, ce sont surtout l’EPA (pour son action anti-inflammatoire) et le DHA (pour la fluidité des membranes cellulaires) qui sont cruciaux.
Manger des graines de lin est excellent pour la santé, mais pour garantir un apport suffisant en oméga-3 directement utilisables par votre peau, il est recommandé de consommer des poissons gras deux fois par semaine. Heureusement, la Belgique offre d’excellentes options locales.
- Poissons de la mer du Nord : Le maquereau et le hareng sont des champions de l’EPA/DHA.
- Spécialité belge : L’anguille au vert est une excellente source, alliant tradition et bienfaits.
- Alternative locale d’eau douce : La truite des Ardennes est également une très bonne option.
- Pour les végétariens/végans : La seule solution efficace est de se tourner vers des compléments alimentaires à base de micro-algues (la source originelle d’EPA/DHA des poissons), disponibles dans les magasins bio comme Färm ou Bioplanet.
En privilégiant les bonnes sources d’oméga-3, vous donnez à votre peau les briques essentielles pour construire une barrière solide de l’intérieur, la rendant plus résiliente face aux agressions extérieures.
À retenir
- L’ennemi silencieux de votre peau en Belgique est l’eau calcaire, qui perturbe son pH et bloque l’efficacité de vos soins.
- L’application d’une lotion tonique après chaque nettoyage n’est pas une option mais une nécessité pour neutraliser le calcaire et restaurer le pH protecteur de la peau.
- Votre routine de soin doit être adaptative : ajustez l’ordre et la texture de vos produits (gel, crème, huile) en fonction des saisons pour répondre aux besoins changeants de votre peau.
Quelle crème dermatologique choisir pour soigner l’eczéma ou la rosacée sans cortisone ?
Lorsque la peau est non seulement sensible mais présente une pathologie inflammatoire comme l’eczéma (dermatite atopique) ou la rosacée, l’agression de l’eau calcaire n’est plus un simple inconfort, mais un véritable facteur aggravant. Des études confirment que l’eau calcaire est un facteur favorisant les maladies de peau comme le psoriasis ou l’eczéma, car elle exacerbe la sécheresse et l’altération de la barrière cutanée. La cortisone, souvent prescrite, est efficace en crise mais n’est pas une solution à long terme en raison de ses effets secondaires. La stratégie de fond repose sur le renforcement de la barrière cutanée et la réduction de l’inflammation avec des soins dermo-cosmétiques adaptés, disponibles en pharmacie.
L’objectif est double : apaiser et reconstruire. Pour cela, il faut se tourner vers des formules haute tolérance, sans parfum, sans alcool et avec un minimum d’ingrédients pour limiter les risques de réaction. Les actifs à privilégier sont ceux qui miment la composition naturelle de la peau.
Les piliers d’une routine apaisante sans cortisone :
1. Un nettoyage ultra-doux : Oubliez les nettoyants moussants. Optez pour une huile lavante ou un syndet (savon sans savon) surgras au pH neutre pour la peau (environ 5.5). Ces produits nettoient sans dissoudre le peu de lipides que votre peau fragile possède encore. Le rinçage doit être rapide, à l’eau tiède (maximum 36-37°C), et suivi immédiatement d’un séchage par tamponnements doux.
2. Une hydratation réparatrice : La crème n’est plus un soin de confort, c’est un « pansement » quotidien. Il faut choisir des crèmes émollientes spécifiquement formulées pour les peaux atopiques ou à rosacée. Cherchez des ingrédients clés :
- Céramides : Ce sont les « ciments » de votre barrière cutanée. Apporter des céramides aide à reconstruire le mur de protection.
- Niacinamide (Vitamine B3) : Un actif multi-tâches exceptionnel qui apaise les rougeurs, réduit l’inflammation et aide à renforcer la barrière cutanée.
- Beurre de karité, Squalane : Des lipides d’origine végétale très bien tolérés qui nourrissent et protègent la peau.
- Eau thermale : Beaucoup de gammes dermatologiques (La Roche-Posay, Avène, Uriage…) sont formulées avec leur propre eau thermale, reconnue pour ses propriétés apaisantes et anti-irritantes.
Des gammes comme Lipikar (La Roche-Posay), XeraCalm (Avène), Atoderm (Bioderma) ou Xemose (Uriage) sont des références sûres, testées sous contrôle dermatologique, que vous trouverez facilement en pharmacie belge. L’application doit être généreuse, au moins une fois par jour sur tout le corps ou visage, et plus si nécessaire sur les zones sèches.
Cette approche, combinée à une gestion attentive de l’eau calcaire, permet dans de nombreux cas de réduire la fréquence et l’intensité des poussées, et de retrouver un confort de peau durable sans dépendre de la cortisone.
Questions fréquentes sur le Rétinol ou la Vitamine C en Belgique
J’habite en ville avec de la pollution, que choisir ?
La Vitamine C le matin, car cet actif est prisé pour agir sur l’éclat et l’hydratation tout en protégeant contre l’oxydation urbaine, un facteur majeur de vieillissement prématuré. Elle agit comme un bouclier contre les radicaux libres générés par la pollution.
Puis-je combiner les deux actifs ?
Oui, c’est même la stratégie anti-âge la plus complète, mais il faut impérativement les séparer pour éviter les irritations et maximiser leur efficacité. Appliquez la Vitamine C le matin pour son rôle protecteur et antioxydant, et réservez le Rétinol au soir pour son action régénérante et réparatrice, à l’abri des UV.
Quelle concentration choisir en Belgique ?
Compte tenu de la sensibilisation générale de la peau due à l’eau calcaire, la prudence est de mise. Il est conseillé de commencer par des concentrations faibles et de les augmenter progressivement : visez 10% à 15% pour un sérum à la Vitamine C, et ne dépassez pas 0.3% pour un premier contact avec le rétinol. Écoutez toujours votre peau et espacez les applications au début.